Nous n’aimons pas être déçus, surtout quand il s’agit de choses que l’on aime faites par des gens qu’on apprécie. Alors imaginez un peu comment on l’a eu mauvaise quand on a découvert The Predator l’an dernier.

Bon, on préfère vous avertir tout de suite, si vous n’avez pas encore vu le film, deux petites choses : Déjà, vous avez bien de la chance, continuez comme ça, ensuite, ATTENTION SPOILERS. Vous voilà prévenus.

Donc, comme vous le savez, The Predator n’a pas connu une naissance facile. Il y a eu pas mal de reshoots, le dernier acte a été refait en catastrophe, des personnages ont été supprimés de l’intrigue au dernier moment et, comme on le sait maintenant depuis quelques jours, différentes fins avaient été tournées, connectant notamment le film à la saga Alien.

En plus de toutes ces mauvaises idées, la fin qui a été finalement retenue n’était guère meilleure, avec cette histoire de super armure donnée aux humains pour qu’ils combattent les Predators à venir. Mais, dans le contexte, on se dit que c’est probablement la meilleure conclusion possible à cette bouzasse insultante. Il n’empêche qu’on a toujours du mal à croire que cela sort de l’esprit de Shane Black et de son scénariste Fred Dekker.

Et, comme on pouvait s’en douter, Dekker n’est pas particulièrement fan de cette fin, puisqu’il vient de s’exprimer sur Facebook pour dire tout le mal qu’il en pensait. Tout autant qu’il avoue avoir très mal vécu la sortie du film et sa réception.

“Nous vivons dans une culture qui est tellement bruyante que parfois nous nous accrochons à nos opinions pour supporter ce vacarme. Ou alors nous sommes tellement mariés à nos souvenirs d’enfance concernant les choses que nous aimons que, lorsque la formule change, certains se sentent trahis quand on prend une approche différente. En toute franchise, j’ai beaucoup de problèmes avec le film (et je déteste la fin avec la super armure !) mais j’ai passé trois ans dessus et voir ce travail malmené par des fans toxiques qui n’ont pas la moindre idée de combien c’est difficile d’arriver à porter des choses sur un écran, et bien… ça fait mal.”

Une réponse sincère au bashing autour du film, qui n’excuse pas cependant le résultat. Alors oui, il convient de faire la part des choses et de rendre à la Fox ce qui appartient à la Fox. De sa chaise de scénariste, Fred Dekker n’avait que peu de latitude de manoeuvre concernant les décisions à prendre pour le film et il n’a pu refuser le choix du studio de changer la fin au dernier moment pour ce que l’on connait. Certes, il convient également de grandir, d’évoluer et d’accepter la différence de point de vue sur une chose qu’on aime. Mais il convient aussi de respecter son public et là, on n’a pas l’impression que cela ait été le cas. Donc on le dit. Et ça ne nous transforme pas pour autant en fans toxiques. C’est juste qu’on n’aime pas être pris pour des pigeons, en fait. Rien de plus.