Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, s’est grimé pour s’introduire incognito dans une manifestation des Gilets jaunes début décembre, afin, selon ses propres déclarations, d’observer les «groupes violents» et de comprendre «leur mode opératoire».

Le maire Les Républicains (LR) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a les réflexes d’un agent du renseignement. Pour s’infiltrer dans une manifestation de Gilets jaunes le 8 décembre dans sa ville, il déclare avoir eu recours à un déguisement : «J’ai mis une tenue de motard pour m’anonymiser et m’infiltrer 10 minutes dans les groupes violents pour voir leur mode opératoire et leur composition», a-t-il révélé au quotidien Libération.

J’ai été frappé par le mano a mano entre extrémistes de gauche et de droite, unis pour lancer des projectiles contre les forces de l’ordre.

Sa tactique de camouflage ayant apparemment bien fonctionné, personne ne l’aurait reconnu à part un journaliste local. L’élu s’est étonné de ce qu’il a pu découvrir : «J’ai été frappé par le mano a mano entre extrémistes de gauche et de droite, unis pour lancer des projectiles contre les forces de l’ordre. Jamais je n’avais vu ça ! La phrase “les extrêmes se rejoignent” a pris tout son sens sous mes yeux», a-t-il constaté.