Idal a envie de changer le monde, mais bon il a déjà la flemme de changer les draps du lit… Il aimerait bien être heureux, mais bon quand il y réfléchit il se dit qu’il est peut-être trop ambitieux…

Il aime Valentine mais bon… l’engagement c’est compliqué quand on ne sait pas ce que ça veut dire. Ça parle de juifs, de goys, un peu des musulmans aussi ! Des pieds, de l’amour, de l’amour avec les pieds, ça parle de Je suis Charlie et de chlamydia ! Ça parle d’identité.

C’est comme un monologue, mais pas vraiment parce qu’il y a aussi des dialogues.

Bref, c’est l’histoire d’Idal, de Marc et de Valentine.

Note de mise en scène

J’aime Valentine, mais bon… aurait pu être un seul en scène. Mais non, puisqu’ils sont trois. Idal, s’adresse à nous, se raconte, et quand il évoque Valentine et Marc, ils sont là eux aussi. C’est donc un « seul en scène à trois » !

J’aime Valentine, mais bon… aurait pu être un drame, celui d’un homme écrasé par son héritage, les traditions, la peur de l’autre et de l’engagement. Mais c’est une comédie. Une comédie sur le poids des choses, de l’amour, de la religion, de l’identité, un drôle de drame sur l’engagement. Idal nous balade dans son histoire et il nous rend complice de tout.

Alors j’ai voulu suivre Idal, avec intimité et fluidité. J’ai voulu être au plus près de lui quand il glisse de la narration aux souvenirs. J’ai souhaité faire apparaitre les lieux aussi rapidement qu’il les évoque, et voir cette histoire se re-constituer sous nos yeux. La scène comme le miroir de la tête d’Idal, ses souvenirs comme labyrinthe initiatique. Un labyrinthe que l’on reconnait, qui pourrait aussi bien être le notre.

N’est-on pas la somme de tout ce que l’on a été ?