Europacorp et son fondateur sont actuellement dans la tourmente. Et ce n’est pas Anna, le nouveau film de Luc Besson, qui risque de les en tirer.

La situation apparaît de plus en plus préoccupante pour l’entreprise de Luc Besson. En grande difficulté financière suite à l’échec de Valerian, Europacorp a récemment procédé à un plan social, avant d’annoncer fin 2018 renoncer purement et simplement à son activité de distribution sur le territoire français.

L’entreprise dévoilait dans la foulée avoir trouvé un accord avec Pathé. On pensait donc que les deux sorties du studio programmées pour 2019 étaient en sécurité et trouveraient sans encombre le chemin des salles obscures. Ce sera le cas de Nous finirons ensemble, la suite des Petits Mouchoirs, réalisée par Guillaume Canet, mais le métrage mis en scène par Besson lui-même fait face à des difficultés.

Annoncé initialement pour le mois de mars 2019, Anna, film d’action se déroulant juste avant la chute du mur de Berlin, vient de disparaître de l’agenda des sorties de Pathé, comme l’a annoncé le site Satellifax.

En l’état, cette nouvelle n’est pas une énorme surprise. À quelques semaines à peine de sa sortie supposée, Anna n’avait encore connu aucune promotion, et il semblait peu crédible que la production débarque incognito sur grand écran. Europacorp a d’ailleurs fait savoir qu’une sortie était toujours envisageable « au second semestre, sans doute cet été ».

Si à l’évidence les déconvenues financières et la restructuration de l’entreprise ont mis en péril la date de sortie initiale, impossible de ne pas voir dans la situation actuelle la conséquence des 9 accusations de viols et agressions sexuelles détaillées par Mediapart courant 2018, qui ont mis à mal l’image de Luc Besson en France et à l’étranger, en dépit de la relative frilosité à ce sujet de la presse hexauparavantnale.